Baisser le rideau
Publié le 20 Janvier 2014
Cela nous pendait au nez depuis quelque temps, les tétées se faisaient plus courtes, mes obus mammaires avaient disparus, mais je ne pensais pas que l'heure du sevrage naturel avait sonné définitivement chez "el secundo".
Et pourtant si, le matin à l'heure de la traditionnelle tétée l'unique et dernière de la journée, le petit gnome hume mon odeur, ouvre la bouche, relâche le sein dès que le lait arrive, se fend la poire en baragouinant ( en vrai j'ai l'impression qu'il me dit raboule la bouffe et plus vite que ça, t'as pas vu que j'avais la bouche pleine de chicos maintenant ou quoi ???! ).
Du coup ce matin j'ai calculé :
El moutchacho + El secundo = 37 mois d'allaitement
Alors oui j'aurai pu faire un article nostalgique disant à quel point le temps passait vite, mais non, déjà parce que 37 mois ça ne passe pas vite, j'ai quand même enquillé 21 mois d'allaitement sur une grossesse puis sur 16 mois d'allaitement...donc non le temps ne passe pas si vite !
Et surtout je comprends bien pourquoi mon lait n'est plus son mets préféré...moi aussi je m’envoie des tartines le matin et j'aime bien ça, alors pourquoi pas lui ?
J'aurai peut être trouvé ça triste de savoir que c'était la dernière tétée la dernière fois qu'il l'a prit, là au final je trouve juste ça logique, il a 16 mois le bougre ! Puis je dois t'avouer que je suis assez fière de moi, l'allaitement c'est vraiment une chose qui comptait pour moi, que ce soit pour "el moutchacho" ou "el secundo". Seulement voilà, pour "el moutchacho" j'étais à la maison la première année finalement ça à été très simple d'allaiter hormis les crevasses le premier mois, cela ne m'a pas demandé une organisation quasi militaire. Organisation que j'ai dû mettre en place pour "el secundo", la reprise du travail m'a fait peur au début il n'avait que 2 mois 1/2, le rythme à été soutenu mais pourtant on l'a fait !
De la fatigue, des moments de stress j'en ai eu, pour certains je sais que ça peut sembler incompréhensible cette pression "juste pour du lait" . Pour moi c'était juste une manière d'être là quand même, nous étions liés, mon corps me rappelait qu'à cette heure il avait faim, et lui malgré mon absence gardait "mon goût" .
Alors oui je verrai plus sa petite trogne blottit contre moi le matin, mais j'aime bien l'idée qu'il fasse son sevrage tout seul, l'idée qu'il se sente prêt à lâcher "ça" , ça veut certainement dire qu'il se sent bien dans sa couche non ?
L'heure de reclipser le soutif à sonner pour moi , "el secundo" est dans la place !
