Parcequ'il y a des matins comme ça
Publié le 6 Décembre 2012
Le matin c'est toujours le stress, un challenge du quotidien pour être à l'heure, une fois que tu as un enfant cela relève de l'acte héroïque (encore plus quand le nombre d'enfant que tu as se multiplie).
L'homme commence tôt je me retrouve donc seule aux alentours de 7h20 pour mener la meute jusqu'à la crèche.
Alors oui je pourrai me lever genre à 6h, mais je m'aime un minimum et je me lève encore la nuit pour une tétée donc non, je persiste et signe pas avant 6h30.
A partir de là commence une valse à mille temps, finaliser sa glamouritude, préparer les lascards, arnacher tout le monde dans la voiture et Oust au boulot.
Généralement ça se complique dans la salle de bain après le petit déjeuner, je me transforme en Yaco ( fan d'aladin si tu passes par là )
-brosse toi les dents mon chou (3 fois)
-frotte bien (au 3 ème rappel la menace ultime tombe, fais le correctement ou bien c'est maman qui le fait)
-chouchou, lave toi les mains, non correctement (3 fois)
- frotte bien (3 fois)
Comme tu peux le constater le matin j'ai un vocabulaire riche et surtout varié...
El mouchacho me répond généralement au moins une fois par non (lui aussi à un vocabulaire riche et varié, il tient de sa mère le brave ).
Puis après il faut expliquer que, non on ne peut pas mettre les sandales, il fait froid dehors, on est au mois de décembre : il a du vent, de la pluie, de la neige (le tout avec calme et zénitude).
Là, les choses se gate :
-Nooooooooooooooooon bouhouhou, pas les chaussures d'hiver, pas froid dehors, part la neige, le tout ponctué par un bon vieux:
- " méchant maman, part"
En tout il nous aura fallu presque 15 minutes pour mettre trois paires de pompes, 3 vestes et partir.
Puis dans la cour
- bouhouhouhou, mon doudou, ma tutute, gène bonnet moi (refourguer le doudou, la tutute, snober la remarque sur le bonnet)
Se dire le long du trajet qu'on a de la chance, que le 2ème ne parle pas encore, imaginer dans 2 ans, frémir d'avance.
Arriver à la crèche, les déposer, partir bosser, regarder l'heure constater qu'on est dans les temps et que ô miracle on entend le son de la radio ;-).
Comme je suis de mauvaise foi, je zappe le moment où j'ai le droit à un :
-maman je t'aime gros comme ça
Sont trop forts ses bougres, ils savent t'envoyer juste quelques miettes d'amour pour que t'oublies leurs capacités à la chiantitude.
